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pressetc.

Unfortunately I am quite bad at keeping track of where my work appears, however, this is a small selection, I will add more stuff soon.

“L’ombre et la lumière, évidentes et classiques expressions du bien et du mal, ne sauraient pourtant aux yeux de l’Italien Roberto Foddai se manifester aussi distinctement. Ce sont justement les zones grises qu’il investit, celles où, selon lui, s’abritent confortablement les tabous qu’il entend déloger. Comme un écho à la pensée de la philosophe Hannah Arendt sur « la banalité du mal » qui lui avait sautée à la gorge à entendre s’exprimer le nazi Adolf Eichmann à l’heure de son célèbre procès à Jérusalem, le photographe rappelle combien « facilement nous oublions que les plus sanglants des criminels et meurtriers sont bien des hommes ». Il lui paraît nécessaire de le souligner et à cette fin, il traverse lui-même le terrible miroir et ose se grimer sous les traits de l’un des plus épouvantables criminels que le monde ait porté, le maître de l’Holocauste : Adolf Hitler. Dans une provocante série d’autoportraits, il retrace les étapes de la métamorphose d’un être somme toute banal en ce personnage sanguinaire qui symbolise, avec éloquence, toute la noirceur humaine, le mal par excellence à jamais gravé dans la mémoire collective. Ce jeu macabre et insolent ne saurait être entendu telle une impossible excuse mais bien comme une accusation politique et un appel à la prise de conscience du potentiel d’horreur dans sa plus extrême ampleur que chacun d’entre nous porte en soi.
« Bizarre que les gens préfèrent tout observer en noir et blanc. Les humains ne sont pas simplement bons ou mauvais, insiste Roberto Foddai, nous sommes bien plus que ce simple mélange. » Le processus des métamorphoses s’accomplit en une complexe alchimie qu’il convient de décomposer et d’examiner à rebours, en éliminant les fards afin de briser les tabous.”

(Zoe Baltus)

Lingering Whispers video interview